Friday, July 07, 2006

Entretient avec Stéphane Dion

Hier soir j'ai assisté à une rencontre de la Commission du multiculturalism du PLC(Q), où l'invité spécial était Stéphane Dion. D'ailleurs, la rencontre a eu lieu dans ses locaux de campagne à la chefferie...

C'était la première fois que j'avais l'occasion de voir M. Dion interagir avec les gens et non les journalistes, et j'en garde une impression généralement favorable. Un bémol: il s'acharne parfois un peu trop sur le détail dans les idées et la rigueur dans les propos.

Je comprends que la rigueur soit sa principale force comme candidat, le démarquant nettement de la plupart des autres candidats (Fry, Kennedy, et même Ignatieff par moments), et que sa volonté de sombrer dans les détails démontre qu'il maîtrise bien ses dossiers. Mais il faut garder l'oeil sur la cible dans ce genre de rencontre : ce n'est pas un débat entre spécialistes en politique publique mais bien un dialogue avec des gens ordinairement loins du pouvoir et avec peu de temps ni de ressources pour évaluer les différents enjeux qui confrontent le pays. Ce qu'ils recherchent dans les paroles d'un leader ce n'est pas une finalité précise, mais plutôt un sens de direction général, une 'vision' quoi, pour employer un terme bien trop cliché. Ils se demandent: avec quel esprit, quelle attitude, devons nous aborder cette question?

Sur cela Dion s'en tire beaucoup mieux en français qu'en anglais. Certes son anglais lui suffit pour communiquer le contenu de ses idées, mais c'est en français qu'il brille, surtout en parlant de fédéralisme, de pluralisme, d'innovation ou de la compétitivité du Canada à l'échelle internationale. Malheureusement, il y a eu tellement de questions en anglais qu'il n'a pu s'imposer autant qu'il ne l'est capable. Qui plus est, il s'obstinait parfois trop sur les détails d'une question avec des interlocuteurs qui de toute évidence ne les comprenaient pas.

Mais malgré cela, Dion a quand même réussi à démontrer qu'il est un candidat profondément impliqué, non, enthousiasmé par le processus politique. Il est évident qu'il savourait l'opportunité de pouvoir dialoguer avec les gens, d'apprendre leurs inquiétudes et leurs soucis pour ensuite en prendre acte. Son sérieux et son honnêteté ne laissent pas à douter. À plusieures reprises il a refusé de succomber à la tentation de mettre en cause les faibless des autres candidats, ou de donner une réponse facile aux questions. Toujours, il voulait être vrai. Voilà de quoi d'admirable, je crois.

2 Comments:

Anonymous Anonymous said...

That's all good and well, but we have no official Multiculturalism Commission in Quebec.

9:27 PM  
Anonymous Anonymous said...

Entièrement d'accord, Stéphane Dion est LE candidat.

11:27 PM  

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